Novembre 2021

Bonjour à tous,

Tout doucement notre paroisse prend les nouveaux
rythmes des messes avec philosophie et je vous en
remercie. S’habituer à des changements prend du
temps et nécessite de faire confiance à la Providence
pour reconnaître la nécessité et le bien-fondé de ces
mutations.

C’est ce à quoi nous invite aussi ce temps de la Toussaint…

Tous Saints, être Tous Saints… c’est le désir le plus
cher de Dieu ! Que nous lui correspondions, que sa
vie devienne la nôtre non pour nous effacer mais pour
que son éternité bienheureuse s’inscrive en nous, à
jamais. Cela suppose que notre cœur soit disponible, disponible constamment à son
mouvement de vie qui parfois nous secoue et aussi nous stimule. Le saint n’est jamais
dans un confort institué mais dans un renouvellement incessant en Dieu. Il n’est ni
impeccable (sans péché) ni parfait : il laisse simplement la vie et l’amour de Dieu rayonner
en lui et accepte d’être identifié au sacrifice du Christ, à sa mort et sa Résurrection.
Tous, par notre baptême, sommes rendus capables de cela ! Alors, allons-y les saints ! …
Que vous êtes tous en puissance et que Dieu réalise, avec vous, tous les jours.

Mais la Toussaint n’est pas le jour des morts. St Odilon, 5° évêque de Cluny, institua cette
fête de la commémoration des fidèles défunts vers 1030, le lendemain de la Toussaint
pour bien signifier que nos défunts, non encore sanctifiés, le deviendront, malgré tout,
en vivant le purgatoire qui les purifiera des scories du péché. Un jour de l’éternité ils
seront en Dieu comme les saints. « Le purgatoire est l’infirmerie du Bon-Dieu » disait
le curé d’Ars.

Même si le fait d’un jour férié permet plus facilement d’aller sur les tombes, ne
confondons pas les deux événements et respectons, quand c’est possible, d’aller confier
nos morts à Dieu, le 2 novembre !

Salut à vous, chers paroissiens, les saints !

Père Jean-Côme